La mentaliste

Cher Journal,

Tel Gandalf revenant vers la Communauté de l’Anneau, je reviens vers papiers et stylo (et clavier). Une entrée grandiloquente qui confine au spirituel, mais c’est calculé. Car il va en être question de mystère… Enfin, le mot est sans doute un peu fort.

Laisse-moi donc te narrer par le menu le récit de mes dernières aventures.

Mars nous offrait une charmante journée printanière. L’air était frais, le soleil nous réchauffait et la lumière qui en émanait semblait plus vive. Cheminant avec ma compagne d’alors (autre aventure qui pourrait avoir son récit), revenant de la Grande Cité de Marseille, nous décidâmes, poussés par la faim, de faire halte en un des hauts lieux de la gastronomie et de la spiritualité. Au détour d’un virage sur la grand route s’offrait à nos yeux un nouvel horizon crénelé par les bâtiments. Le ciel clair nous permettait de distinguer les enseignes rutilantes mais aussi la carrosserie des voitures par milliers rassemblées. Un temps, l’inquiétude nous étreignit : aller se perdre dans pareille cohue n’était pas dans nos habitudes.  Mais nos panses vides et la magnificence des choix que nous faisaient miroiter le paysage nous poussèrent à aller de l’avant.

La chaussée descendait maintenant et le nombre de badauds augmentaient en s’approchant de notre destination. A l’étroit dans leur véhicule caparaçonné, des familles entières ralliaient le même objectif que nous. Comme toutes bonnes familles, l’homme était au pilotage, les enfants à l’arrière, plus ou moins sages. Et la femme autant contorsionniste que diplomate gérait à qui mieux mieux les humeurs de chacun. Aux portes de la Cités-Des-Échanges, le tableau se répétait et se répétaient encore avec comme variable la couleur des véhicules faisant office de cadre. De fait, ce changement de couleur était le bienvenu tant le paysage se fondait de plus en plus en nuances de gris. C’est qu’il y a des choses à savoir sur la Cités-Des-Echanges ! Reliée et ralliée de toute part, elle tirait son prestige du nombre de marchandises qu’elle proposait de manière quasiment ininterrompue. Ainsi restait-elle industrieuse même les jours de repos considérés comme sacré par une religion déclinante. Au dogme ancien, la Cité opposait une activité frénétique, prospère et exclusive ! Plonger en son cœur par un ciel nuageux, toute notion du temps qui s’écoule disparaît comme par enchantement. Mais d’autres magies étaient à l’œuvre, plus sournoises ! Sais-tu que les détails les plus insignifiants ont le pouvoir de faire naître les désirs les plus soudain si l’on n’en prend pas garde ? Rien n’étant laissé au hasard, vue et odorat étaient mis à rude épreuve tant ils étaient sollicités par la pléthore de marchandises, de réclames et de nourritures grasses en train de cuire. C’est comme si ce sombre lieu avait le pouvoir d’empêcher de réfléchir en saturant les sens de chacun.

Et nous voila en train de peiner à avancer dans les avenues pourtant larges. Nous gagnâmes cependant la place centrale pour y parquer le véhicule et y errer en quête d’une gargote mais ne nous attardons pas sur les détails alimentaires. Ils n’en valent pas vraiment la peine.

C’est donc une fois repu que, malgré le désir pourtant fort de rentrer, ma volonté vacilla. Le besoin pourtant bien réel d’un nouveau porte-feuille fit irruption dans mon esprit sous la forme d’un « hé bien puisque j’y suis, autant prendre quelques instants pour rechercher ce qu’il me manque, ça ne sera pas long ».  Et dire qu’en temps normal, j’ai toujours la force intérieure suffisante pour remettre à plus tard mes emplettes ! Cet endroit est vraiment démoniaque ! La volonté de celle qui m’accompagnait avait également cédée et elle m’encouragea dans ma démarche.

Portant mon regard aussi loin que le permettaient les innombrables murs de fer colorés, je dressai rapidement un inventaire des échoppes susceptibles de m’intéresser. Et je choisis une friperie populaire dont les portes automatiques n’avaient de cesse d’accomplir leur cycle d’ouverture et de fermeture. C’est alors qu’une voix à la fois grave et féminine me héla. La vieille dame arborait une chevelure éparse dont la couleur rougeoyante avait perdu de son intensité. Ses rides profondes accentuées par son teint halé par le soleil dénotait avec son pull violet moulant ; ce même pull dénotant avec sa jupe en jean et ainsi de suite avec chaussettes rayées montantes et chaussures. De cette pauvre âme émanait une certaine force intérieure au travers de ses yeux d’un bleu glacial.

sybilletrelney
Image non contractuelle, il y a une harmonie des couleurs ici.

Intrigué mais circonspect, je la dévisageais sans vergogne omettant les formules de courtoisies les plus basiques.  C’est à ce moment-là que la vielle me proposa de lire mon avenir dans les lignes de ma main… Je refusais sans ambages et poursuivis ma route, j’exècre ce genre de pratique. A une distance respectable, je glissai un commentaire persifleur à ma compagne qui … était restée discuter ! Caramba ! Cette vieille peau l’avait ferrée ! Il me fallait donc rebrousser chemin pour la tirer des griffes de cet oracle discount ! La bougresse (l’oracle hein, pas ma compagne, c’est vrai qu’à ce stade il peut y avoir confusion), m’accueillit avec un large sourire et me proposa de nouveau la bonne aventure. Et à nouveau, je refusais.

-Tu as peur ?

Je ne pus m’empêcher de rire comme on le fait d’une bravade impertinente.

-Tu te moques de moi ?!

Bel enchaînement ! Jouer sur le défi puis poursuivre avec la culpabilité. Difficile pour l’ego d’y résister et, pris au dépourvu, les mots franchirent mes lèvres plus vite que je ne l’aurai voulu.

-Pas du tout ! Je ne me le permettrai pas.

-Si, tu le fais. Parce que je suis vieille et mal habillée.

Cette fois, je m’abstins de répondre. Cette joute était mal engagée pour moi et l’évitement me semblait la meilleure solution à court terme. Elle était fine et je sentais poindre en moi une malvenue et injustifiée culpabilité. Je ne pouvais rester terrer en mon silence et je me devais de contre-attaquer cependant. Je porterai donc de rapides et brèves estocades en peu de mots. Elle savait jouer avec, autant lui en donner le moins possible. De plus, les silences peuvent gêner les gens.

-HA ! Il parle pas beaucoup, mais il réfléchit. Il est très intelligent votre compagnon.

Cette fois, je réprimais un sourire de connivence. Elle n’aurait rien de moi, même si je suis sensible à la flatterie (il faut savoir se faire violence). Alors que je m’apprêtais à annoncer notre départ, elle reprit, toujours à mon égard

-Je vois que vous avez des projets et je vois aussi le succès.

Pris au dépourvu, stupéfait par cette déclaration, je perdis le contrôle et ne pus retenir un puissant éclat de rire qui jaillit derechef de ma bouche. Les jeux étaient faits, la partie était gagnée. Vainqueur par forfait, la rivale ayant glissé sur une peau de banane qu’elle avait jeté elle-même au sol. Sa rhétorique comme le peu d’estime que j’avais pour elle partirent en fumée. S’en était presque décevant. Je me tournais vers mon amie pour sonner le clairon de la victoire quand je m’aperçus que son regard n’était qu’ébahissement provoqué par cette démonstration de puissance mystique. Non mais sérieusement ?! Le poids de mon effarement était tel que je dus reposer mon front dans mes mains quelques instants. J’avais encore une fois baissé ma garde. L’augure des parkings avait changé de techniques : elle profitait de mes silences pour nous  »offrir » ses  »prédictions » comme un vendeur de parfums des échantillons gratuits (ceux-ci ayant le mérite d’être tangibles).

-Et pour vous, la plus belle d’entre-toutes, je vois un voyage à l’étranger…. Je vois aussi un homme dans votre entourage, il vous aime beaucoup mais il est très jaloux.

***

Bon, Cher Journal, tu sais quoi, je fais une pause dans mon récit épique parce que ça m’énerve ! Comme ma Chère et Tendre du moment buvait ces paroles comme un supporter de foot de la Kro, je sens que je vois qu’on me dit qu’il faut que j’explique. Moi aussi j’ai des visions ! Le plus souvent d’horreur ! Déjà parce que la Kro, c’est plus proche de l’eau que de la bière ! Mais aussi parce que formuler des évidences ne signifient pas avoir un don de prescience quelconque.

Reprenons  les visions mystiques qui nous furent offertes et tâchons d’y apporter quelques réponses.

  • « Je vois que vous avez des projets et je vois la réussite »

Réponses possibles => emploi, art, compétions, sport, le repas du soir, bref, n’importe qu’elle élément de la vie. Sérieux, qui n’a pas de projet ?

  • « Je vois un homme de votre entourage qui vous aime beaucoup mais qui est très jaloux ».

Réponses possibles => Vue que ce message s’adresse à une femme, la réponse est potentiellement toute la population mâle de la planète. Mais les réponses les plus convenues doivent être un père, un oncle, un cousin, un petit copain caché, un amant, un frère, un mari, un grand-père, etc…

  • « Vous êtes jeune et belle, vous aimez la vie. Je vois un voyage à l’étranger.

Réponses possibles => Notes la flatterie au passage et réponds à cette question : quelle est le pourcentage de la population (jeune) qui n’a pas envie de voyager ?

Maintenant, petit jeu :

Cher Journal, pourras-tu deviner ce qui ce cache derrière mes prédictions de derrière les fagots ? Je mets les réponses en gris afin que tu ne triches pas. Prêt ? C’est parti !

  • « Je vois une forte figure féminine dans votre entourage, elle est très importante pour vous mais les relations sont parfois tendues ».

Réponses possibles : toutes les femelles de ta famille, ta maîtresse, ta chef, ta collègue, etc.

  • « Je vois  que votre famille a vécu des moments difficiles dans le passé et qu’elle en est toujours marquée ».

Réponses possibles : un divorce, un décès, un héritage, ouvre un livre histoire et pioche au hasard…

  • « Vous avez l’air épanoui mais ça n’a pas toujours été le cas. »

Réponses possibles : n’importe quel moment pas sympa de ta vie.

  • « Je vois un tonton raciste »… Bon ok, celle-là, elle est facile.

La mécanique commence à rentrer ? L’important, c’est l’aplomb avec lequel est énoncé l’évidence. Si un jour de ta vie tu te retrouves devant un voyant, et vu que la bienséance exclue le cassage de rotule (c) préventif, tu peux toujours avoir recours au sarcasme : « Bravo Sherlock Holmes ! Il est tellement rare de donner tant de puissance l’évidence. Sais-tu que des métiers considérés comme vrais te sont accessibles : tu pourrais par exemple rédiger des discours politiques ou encore faire la bande annonce du prochain Star Wars  (voire le film entier) ! » Pardon Cher Journal, je m’emporte. C’est vrai que ta condition ne te placera jamais devant une telle situation. Reste que je vais quand même  décortiquer un peu tout ça.

Un medium ne doit pas donner l’impression d’en être un afin de ne pas éveiller la méfiance. Il doit adopter un style vestimentaire qui le fasse passer pour banal voire excentrique. C’est comme parler politique avec les gens. Sur un marché, face à un militant armé de ses tracts, chacun usera de ses ruses de sioux pour ne pas avoir à converser. On sait à quoi s’attendre. Dans un dîner de famille, le sujet finit toujours par revenir parce qu’entre alcool, fromage et dessert, la digestion fait tomber la méfiance.

fufu
Faire son marché en période électorale, allégorie.

C’est une astuce de vieux briscards. Les  figures religieuses populaires sont très fortes à ce jeu-là et on peut trouver quelques similitudes entre des personnages tels que saint-françois (qui se présente tel mendiant devant le pape) et l’irrévérence des moines zen japonais face aux figures d’autorités traditionnelles. Ils fabriquent une sorte de rupture entre l’apparence et le discours au profit de ce dernier. Le parallèle grand public moderne serait une pub pour yaourt réussie (ici, le critère de réussite est de retenir la marque et non les courbes de la demoiselle mangeant langoureusement le yaourt).

Vient ensuite tout un travail sur la voix et le phrasé. L’idée ici est de créer et de ménager le suspense. Avec une phrase vague, notre cerveau trouvera quelque chose qui correspond dans notre mémoire parce que cette-dernière est associative. Du coup, face à une « révélation » mon cerveau va chercher dans sa mémoire ce qui correspond. Une fois qu’il a trouvé, il s’interroge : « Bigre ! Comment sait-elle ça ?! », avant de conclure hâtivement à une intervention mystique là où il n’y a que probabilité. A partir de-là, les plus naïfs commenceront à parler et donner de précieux détails aux voyants pour qui une deuxième étape commence : broder. C’est une étape très délicate car il ne faut surtout pas briser l’ascendant qui vient d’être établi. Ne pas travailler, c’est un métier.

tutocamille
Pour faire un bon voyant, il te faut : un air quelconque ou excentrique, du sens de l’observation, laisser des silences pour que l’autre parle, des compétences en broderie et, le plus important, n’accepter que du liquide !
***

Dans le but d’être pleinement exhaustif et dans le souci de toucher le plus large public, admettons que les voyants ont le pouvoir de voir l’avenir d’autrui. Admettons aussi que c’est un « don ». Admettons enfin que ce « don » soit octroyé par le « Bon Dieu » vu qu’on est dans un pays monothéiste. Et ceux qui me connaissent admettront que je laisse passer énormément de choses. Enfin, imaginons la petite mise en scène suivante, parce si on peut être à la fois ludique et taquin, autant ne pas se gêner.

 

 

Bureau d’enregistrement des âmes, secteur de pré-incarnation, cellule de briefing.

Jean-Michel Ange : Bonjour Human#46516²²², installez-vous. Alors voila, le patron que je représente a une mission pour vous.  Évidemment, comme tout ce qui a attrait à la Terre, c’est un CDD *rires* Elle est bonne hein ! Bref, on a besoin de quelqu’un pour aider le genre humain et repousser les ténèbres, aussi, on a pensé vous donner le pouvoir de lire  l’avenir.  Qu’est-ce que vous en dites ?

Human#46516²²² : Hmm… J’hésite…

JMA (intrigué) : Pourquoi donc ?

Human#46516²²² : J’ai pas très envie qu’un état me capture et me dissèque pour trouver la source de mon pouvoir ou qu’il me torture pour me garder à son service.

JMA : Ho ! Holà ! Non, mais pas d’inquiétudes ha haha ! Tout de suite la grosse tête ! Rassurez-vous, vous n’êtes pas la première et la portée de votre pouvoir sera confiné dans des limites raisonnables afin de vous préserver. Vos visions s’arrêteront aux limites du département. Éventuellement, de temps à autre, ça ira beaucoup plus loin, mais ça ne sera jamais lié à de la géopolitique ni aux cycles de Kondratiev.

Human#46516²²² : Ça veut dire que je connaîtrais en avance la rubrique faits divers du journal local ?

JMA : Mais vous croyez quoi ?  Que vous allez avoir des flashs montrant précisément l’heure et la date des attentats, des guerres et autres accidents ? Votre âme n’a pas les accréditions pour ça, c’est réservé aux prophètes, et encore !

H : Et pourquoi je ne serai pas prophète alors ?! Quitte à redescendre…

JMA : Parce que ça ne marche pas comme ça ma future petite dame. A chaque incarnation, on lance un dé avec un niveau de difficulté décroissant en fonction de la date d’apparition du dernier prophète. Il faudrait pas qu’il y en ait tous les quatre matins.

H : Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris.

JMA : Mais c’est normal. Chacun son métier, les anges font leur travail et vous, faites votre travail d’humain.

H : J’ai des questions.

JMA (agacé) : Je vous écoute.

H : Quitte à être utile à tout le monde, je ne pourrai pas plutôt être un footballer fair-play ? Ça montrerait l’exemple. Ou alors un politique honnête ? Un industriel écologiste ? Non parce que là, j’ai l’impression que mon cabinet ne sera fréquenté par tous les types paumés du bled.

JMA : Mais c’est quoi cette crise d’orgueil là ! Et que je veux un poste haut placé ! Et gnagna  je suis pas content ! Y en a marre là ! Cette mission est pour vous ! Point barre ! Et tâchez d’apprendre l’humilité au passage.

H : Et vous croyez que je vais me sentir humble quand je révélerai aux moldus leur avenir et que celui-si se produira ? Quand ils reviendront pour avoir plus de précisions… D’ailleurs, ça peut poser problème non ? Genre, si je dis à quelqu’un : »ta femme va te tromper ». Ça va produire quoi comme effet dans le ménage ? Et sinon pourquoi pas psychologue ?

JMA : Mais heu ! Vous allez finir unijambiste orphelin au Cambodge si ça continue.

H : …

JMA : Bien Avez-vous d’autres questions ?

H : … Oui…

JMA : Bon sang  Vous le faites exprès !

H : Mais c’est vous qui ….

JMA : Bon allez ! Mais faîtes gaffe à ce que vous allez dire

H : Concrètement, comme ça se passe quand on voit l’avenir ?

JMA : Ha ! Une question technique, vous redevenez raisonnable ! Alors, c’est simple, vous pouvez choisir les traditionnelles cartes de tarots mais c’est un peu désuet. Les tripes de poulet et le marre de café, je vous déconseille, ça n’a plus la côté. Par contre, je peux vous proposer la « vision indirecte » !

H : Oh ! Qu’est-ce que c’est ?!

JMA : C’est la crème de la crème ! Mes subalternes vous apparaîtront, mais qu’à vous (insigne honneur) et ils vous raconteront ce qu’ils savent de la personne qui vous consulte. C’est super impressionnant ! Vous n’avez besoin de rien : pas de cartes, pas d’arbres abattus. C’est de la voyance écologique. C’est une idée du bureau R&D vu que ça commence à chauffer là-dessous. Par contre, le système n’est pas encore parfaitement au point. Il se pourrait que vous ne pourrez que les entendre, voire entendre d’autres esprits mais ça reste le premier choix. Vous ne semblez pas convaincu?

H : Ben, outre le fait que la plupart vont croire à une défaillance mentale, comment je fais pour reconnaître vos agents ? Ils ont un uniforme ? Et si je ne peux pas les voir, on a un code ? Et sinon, quel sera le degré de précisions de « mes » prédictions ?

JMA : Ho vous savez, le temps ça va, ça vient hein ! Ha non, ça ne fait qu’aller en fait ! (rires) Blagues sur le temps, elle est bonne hein !

H : …

JMA : Disons que, tout ce qui est lié au temps, ça dépend de ce que les gens font en fait. Ça peut varier. Mais il y a des thèmes qui ne changent pas : couple, maladie, travail, etc. Garder ça bien en tête pour les jours où vous serez en « panne d’inspiration », il va falloir apprendre à broder.

H : C’est à dire ?

JMA : Ben oui ! Je ne peux vous coller mes employés H24, il faut qu’ils se reposent aussi. C’est vrai quoi, on est les gentils nous, on n’exploite personne. Bon aller, on y va ?!

H : Vous n’avez pas répondu à toutes les questions… Monsieur.

JMA : Oh mordieu ! Sécurité, incarnation prioritaire : Cambodge.

***

J’espère que tu as apprécié cette petite prose Cher Journal,

Gros bisous.

 

2 réflexions sur “La mentaliste

  1. J’aime ta prose, cher ami, et tes réflexions sont empreintes de profondeur sous l’innocente apparence de l’humour et de la satyre. Bien à toi.

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