Embarquons chez les Ch’tis

Cher Journal,

De nouveaux dans les salles obscures pour zieuter un film de genre sur la Seconde Guerre Mondiale, cette fois l’action se passe en France, à Dunkerque, et sans Dany Boon ! Joie ?!

Dunkerque

  • de C. Nolan
  • genre : porno

Le pitch :

C’est la cata, les armées françaises et britanniques sont acculées à la mer. Ces-dernières tentent d’embarquer tant bien que mal tandis que les autochtones ralentissent comme ils le peuvent la progression allemande. Le film nous invite à suivre les aventures du soldat John Coward tentant de fuir par tous les moyens sur une plage dirigée par l’Amiral Cliché (Captain Igloo sans la barbe). Droit sur son ponton tel Legolas sur une colline, casquette aux embruns, pensif et regard perdu dans le crépuscule (alerte métaphore naze de nv1), il annonce à son second que la flotte privée a été réquisitionnée pour aider à l’évacuation. L’occasion de découvrir la patriotique famille Bienné qui, armé de polo et autre pull en cachemire,  part hardiment au front accomplir son devoir !

Avec :

  • Des gros plans sur les visages montrant bien comment les hommes y sont tout grognon.
  • Une musique insupportable : un bourdon au violon reproduisant un tic-tac frénétique pour essayer de mettre en place un sentiment d’urgence. Moi, j’ai juste eu envie de torturer un violoniste ; à ma décharge, le film dure quand même deux heures.
  • Des situations prétextes. Comme cette escouade à fond de cale d’un chalutier, de l’eau jusqu’aux épaules, se chamaillant pour qu’un soldat quitte le navire afin que celui-ci soit plus léger… J’imagine que le but était de montrer que la plèbe laisser à elle-même retourne vite à ses bas instincts là où la haute société brille par sa tempérance et ses valeurs.

Je me suis rarement autant ennuyé Cher Journal ! Je me suis même retenu deux fois reprendre Burito Bison sur mon téléphone, mais mon voisin semblait captivé (ou mort cérébralement, je ne sais pas), aussi n’ai-je pas voulu le déranger. A la manière d’un mauvais DC (pléonasme), le ton grave est monocorde et seule la musique tente d’apporter un souffle épique (#fail) ou tragique à la situation… Le montage, sans repères temporel, me laisse perplexe. D’aucun y trouvera un habile entre-lacement narratif, j’y vois l’utilisation de ficelles grossières dont el famoso « Et soudain, la nuit tomba ! ».

Si je devais retenir quelque chose de ce film, c’est que malheureusement, les armées de conscrits sont composées de plébéiens. Et on sait tous reconnaître la plèbe : elle est sale, lâche, indisciplinée et égoïste. Heureusement, les glorieux officiers paternalistes et leur équivalent civil en polo sont là pour veiller au grain.

plebe
Les gens, allégorie. C. Nolan

 

Gros bisous.

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