Les heures sombres

Cher Journal,

Je suis retourné dans les salles obscures pour visionner un nouveau film sur la Deuxième Guerre Mondiale. Après Dunkerkque, voila un nouveau film traitant du même thème. Cette fois, la caméra n’est pas posée sur la plage mais dans les salles chiques et feutrées du gouvernement de sa majesté. Alors ça dit quoi ?

 

Titre : Les heures sombres

Genre :  Historique

De Joe Wrigth

Date : 22/11/2017

Avec :

  • Gary Oldman dans le rôle du tapageur Winston Churchill.
  • Lily James dans le rôle de la secrétaire courage.
  • Stephen Dillane dans le rôle du véhément pacifiste Halifax.

Note : je n’ai reconnu personne ! Ni Zorg, ni Stannis Baratheon ! Bon, je ne suis pas fort à ce jeu là, mais quand même…

L’argument :

C’est la merde. Les nazis joue rush panzer et font full speed sur Paris après avoir OS la Hollande et la Belgique. Les Alliés sont encerclés  à Calais et à Dunkerque et mangent mass AOE à l’arti ce qui les debuff au moral/endu/supplies. Le héros Churchill lance son warcry et claque son ulti « retraite épique » pour sauver ce qui peut l’être.

Heu … Traduction :

C’est la merde. Appliquant sa technique de la Blitzkrieg, Hitler a envahi en un temps record la Hollande et la Belgique. Débordant les lignes alliés, celles-ci se retrouvent complètement désorganisées et les troupes entament un repli chaotique vers Calais et Dunkerque, harcelées par des tirs constants.  Le film nous invite à suivre Churchill, fraîchement nommé 1er ministre. Il doit composer un gouvernement d’Union Nationale et faire face à une catastrophe militaire imminente : 300000 conscrits britanniques, soit toute l’armée, sont coincés sur les plages du nord de la France et sont à la merci des forces du Reich. Il doit également faire face aux divergences de son gouvernement de plus en plus enclin à négocier la paix avec Hitler. Les pacifistes sont inquiets pour le sort des soldats alors que les bellicistes considèrent que dans cette situation, ils ne pourront rien négocier, à considérer que l’on puisse faire confiance à quelqu’un qui a déjà bafouer plusieurs traités internationaux et envahis des États neutres. Pour aggraver un peu plus les tensions internes, le plan de sauvetage que met en place Churchill en réquisitionnant la flotte civile et sacrifiant des 4000 sosldats de Calais paraissent comme un coup de poker bien incertain. On suit ainsi Winston Churchill dans son quotidien, comme chef du gouvernement mais aussi comme un simple homme en proie au doute usant et abusant d’alcool et de cigares pour faire face sur tous les fronts.

Photo de Winston Churchill faisant le signe de la victoire, paume tourner vers lui.
Weshton Chur Chill Gros ! Tu peux pas test !

J’ai beaucoup aimé Cher Journal ! Visuellement, c’est magnifique. J’ai été happé par les reconstitutions de l’Angleterre de 1940. Certains plans sont sublimes et la mise en scène sert poétiquement la narration. Comme cette scène où on retrouve le Premier Ministre seul dans un cabinet sombre et exigu au téléphone avec Franklin Roosevelt. Celui-ci ne peut pas lui venir en aide. La caméra recule lentement diminuant la taille de la scène, accentuant les ombres, renforçant la sensation d’isolement et de vulnérabilité. De même, les rares scènes de guerre reposent sur l’évocation et la suggestion ne montrant jamais de détails sordides. Je trouve que c’est dans le thème du film vu que les preneurs de décisions ne sont pas sur le théâtre des opérations.

Un point m’a cependant gêné : la musique. Comme un panneau de la route, elle m’a permis d’anticiper les envolées tragiques ou héroïques. C’est surtout vrai lors des fameux discours de Churchill qui se suffisent à eux-mêmes. Ils sont tellement bien écrits que je me suis demandé si les scènes n’auraient pas eu plus d’impact sans musique. On aurait eu par la même une reconstitution plus  »objective » alors que là, on donne dans l’héroïsation un tantinet outrancière.

La propagande est évoquée mais peut-être un peu trop rapidement, le film préférant s’attarder sur la personnalité turbulente, irascible et néanmoins parfois touchante du héros soutenu par sa famille et sa femme alors que le doute chasse son sommeil. J’ai aussi beaucoup aimé la relation avec le roi et un peu moins la représentation du peuple présenté comme une entité candide et pugnace (et personnalisé par la secrétaire Layton).  Bref, le film est tellement dense qu’un nouveau visionnage serait nécessaire pour en saisir tous les tenants et les aboutissants. Je te le recommande chaudement Cher Journal ! Court le voir et raconte-moi ce que tu en as pensé !

Gros bisous.

Laisse donc un mot.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s